Débuter à Pulp City
Article paru dans Ravage

Cela fait déjà plus d’un an que le Jeu Pulp City est sorti et qu’il bénéficie d’une communauté Francophone ainsi que des traductions de plus en plus importantes. Il est temps de faire le point sur ce jeu en plein développement.
1ere originalité, le jeu ne vient pas d’Angleterre, des Etats-Unis, ou d’Espagne, mais de Pologne, preuve de l’internationalisation grandissante de notre hobby. Les sculpteurs sont des free-lance des 4 coins du monde mais les concepts et les dessins sont produits en pologne, ainsi que la fabrication.
Depuis plus d’un an, le rythme de sortie (environ tous les deux mois) est respecté et l’univers s’étoffe petit à petit, permettant une grande variété de partie, c’est incontestablement le point fort du jeu : la variété !
Imaginez une Miami du milieu des années 80, à la Scarface, ajoutez y des Super-Héros en collants moulant Lycra, des Singes avec des Mitraillettes, des démons échappés de l’Enfer, des Extraterrestres, des Hommes crocodiles, mélangez le tout dans un shaker et vous comprendrez que dans ce jeu il n’y a qu’une limite : votre imagination !
Mais comment on s’y met à ton jeu exotique ?
Tout d’abord, vous pouvez aller sur le site officiel http://www.pulp-city.com et télécharger l’ensemble des règles. Elles sont gratuites et font environ une centaine de pages. Comme pour tout les jeux d’escarmouche, les profils de vos figurines seront inclus dans les boîtes achetées. SI vous êtes allergique à l’anglais, vous pouvez aller faire un tour sur le site français http://www.pulpcity.fr et vous trouverez de nombreuses ressources dans notre bonne vieille langue – règles complètes, cartes traduites, scénarii officiels, etc. Le site est régulièrement mis à jour par une petite poignée de passsionnés.
Après il vous faut 3 figurines pour pouvoir jouer. Les héros, ou Vilains (en fonction de leur penchant pour la gentillesse, vous suivez ? ) ont un niveau plus ou moins puissant reflétant leur puissance. Niveau 1, 2 ou 3. Seules deux figurines sont sorties pour l’instant en niveau 3 pour vous donner une idée…
Puis vous fixez un niveau d’affrontement, par exemple, un niveau 5. Il vous suffit d’additionner les niveaux des Suprêmes (nom des figurines à Pulp) pour arriver à 5. Par exemple, un Vilain de niveau 2 et deux de Niveau 1 affronte deux Héros de niveau 2 et un héros de niveau 1.
Le jeu est donc très facile d’abord. Il y a quand même un petit hic : il se passe dans un environnement urbain. Il vous faudra donc une table sympa, sortant des champs de bataille en ruine si vous voulez coller à ce background exceptionnel. Il existe sur le net des solutions pas cher du type http://www.worldworksgames.com/store/ pour vous faire une table visuellement épatante. La table doit faire 1 m sur 1 m car les portées de tir sont très courtes à ce jeu
Il existe également quelques développements vraiment très originaux qui donnent beaucoup de saveur à ce jeu. Tout d’abord les ressources. Le terme ressource englobe tout ce qui peut aider le suprême : cela peut être la mitraillette d’un gros singe, la ceinture du super héros en collant, un flic corrompu, ou des manifestants pour la cause des arbres ! Vous avez le droit à autant de ressources que de niveau, certaines ressources comptant pour deux.
Deuxio, les Agendas : il s’agit de scénario avec des objectifs dévoilés et des objectifs secrets. Ainsi si les héros doivent toujours protéger les citoyens de Pulp City, les Vilains gagnent des points en éliminant les citoyens ! Le jeu trouve donc son équilibre avec les agendas : il y a certes des déséquilibres dans les profils, mais les objectifs peuvent être réalisés avec un minimum de stratégie.
C’est dur les règles ?
Le livre, même traduit, n’est pas très limpide au 1er abord. Je vous conseille de noter sur une feuille, pour vos 1ers affrontements les effets des compétences de vos Suprêmes car ils ont une forte incidence sur le déroulement de la partie. Après, comme dans tout bon jeu d’escarmouche, chaque suprême dispose de son pouvoir, en plus d’un pouvoir unique d’équipe, qui comme son nom l’indique bénéficie à tout le monde. Autrement dit, Pulp City est un jeu de combo. Et là je mets en garde l’ignoble Bill qui sourit dans sa tête : le jeu perd tout son intêret à mon sens dans la poutre pure et dure. Il doit raconter un scénario et les Suprêmes doivent être choisis en fonction de celui-ci, sinon, c’est l’ennui assuré !
Le moteur du jeu est à mon avis un mélange de Warmachine et D’Infinity. Warmachine, car vous avez au dos de votre carte des compétences, des points de vie, et que le système de combat est proche : vous lancer un dé, vous l’ajouter à votre attaque, le défenseur fait de même avec sa défense et la différence donne le nombre pour la perte de points de vie. Tout comme dans Warmachine, vous pouvez comboter en associant des suprêmes aux pouvoirs complémentaires.
Concernant les points communs avec Infinity, le Jeu tourne avec un système de points d’actions. Vous bénéficiez d’une réserve de ces points que vous dépenserez pour réaliser des actions. Mais à la différence d’Infinity (d’ailleurs, j’espère que la V2 de cet excellent jeu gommera ce défaut), chaque suprême est limité en nombre de points d’action dépensables. Qui plus est, certaines actions comme courir ne peuvent être réalisés qu’une fois par tour. Cela évite par exemple que Joe Le Gros Bill fasse le tour de la table tout seul et démate tout le monde. On est peut être dans un monde de super-héros mais il y a des limites !
Idem pour les combats : les attaques possibles par tour sont limitées par le niveau du Suprême. Ainsi un suprême de Niveau 2 ne pourra attaquer que deux fois par tour. On peut aussi également choisir de booster ses attaques pour écourter les combats, mais votre réserve de points d’action en souffrira, et vos autres suprêmes risqueront d’être cloués sur place, à vos risques et périls.
Enfin, et pour vous donner une idée de la puissance du jeu, sachez que vous pouvez lancer une voiture sur la tête de votre petit camarade, poser une bombe ou encore détruire en un regard un immeuble que vous ne trouviez pas beau !
Deux factions c’est pas beaucoup ?
Voyons voyons, jeune Padawan du Pulp, il n’y a pas que deux factions, car il y a des sous-factions. Et oui, sur certaines cartes, en dessous des noms sont indiqués l’appartenance à tel ou tel clan. Sans rentrer dans les détails et si comme moi vous êtes un puriste du « Fluff », vous pourrez vous lancer dans la collection d’une faction à Thème, comme les « Heavy Metal », regroupant tous les suprêmes métalliques, ou alors encore le CRS, le comité révolutionnaire des singes, prônant le message simple : les Singes au pouvoir !
En bref, sachez que sont déjà sortis environ une trentaine de suprêmes et que le jeu ne compte pas s’arrêter là. Si vous êtes intéressés par cet article, n’hésitez pas à nous rejoindre dans la communauté française. De mon côté, je reviendrai dans Ravage avec des scénario et autres joyeusetés. Keep it Pulp !